Dream : Han, Jeong et Heung sur un terrain de football
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đŹÂ Dream : un k-drama entre football, humanitĂ© et Ă©motions profondes

Jâai regardĂ© Dream avec mon fils de 9 ans.
Lui parce quâil est passionnĂ© de football.
Moi parce que lâacteur principal est, sans surprise, mon chouchou absolu : Park Seo-joon.
Et ce qui mâa frappĂ©e, câest que ce film a rĂ©ussi Ă nous toucher tous les deux, chacun Ă notre niveau. Dream se prĂ©sente comme un film sportif accessible, presque familial, mais il raconte en rĂ©alitĂ© quelque chose de beaucoup plus profond, ancrĂ© dans la sensibilitĂ© corĂ©enne.
Le film suit un ancien footballeur professionnel au caractĂšre bien trempĂ©, contraint dâentraĂźner une Ă©quipe composĂ©e de personnes sans-abri pour participer Ă une compĂ©tition internationale. Cette compĂ©tition nâest pas une invention du scĂ©nario : la Coupe du monde des sans-abri existe rĂ©ellement. Elle a Ă©tĂ© créée pour redonner dignitĂ©, visibilitĂ© et confiance Ă des personnes en situation dâexclusion Ă travers le sport. Rien que ce point donne dĂ©jĂ au film une portĂ©e humaine particuliĂšre.

Mais Dream ne cherche jamais Ă forcer lâĂ©motion. Il avance avec pudeur, humour et retenue, comme le fait souvent le cinĂ©ma corĂ©en lorsquâil parle de sujets sensibles.
Le Han est omniprĂ©sent dans le film. On le ressent dans les silences, dans les regards fatiguĂ©s, dans les histoires personnelles que lâon devine plus quâon ne les entend. Les joueurs portent chacun une blessure, une accumulation de pertes, dâĂ©checs et de rĂ©signation. MĂȘme le personnage incarnĂ© par Park Seo-joon nâĂ©chappe pas au Han : derriĂšre son arrogance et sa colĂšre se cache une chute, une frustration profonde, une identitĂ© abĂźmĂ©e.
Ce qui rend Dream particuliĂšrement touchant, câest la maniĂšre dont le Jeong se construit lentement entre les personnages. Rien nâest immĂ©diat. Les liens ne sont ni forcĂ©s ni spectaculaires. Ils naissent dans la rĂ©pĂ©tition des entraĂźnements, dans les maladresses, dans les efforts partagĂ©s et dans cette prĂ©sence quotidienne qui finit par crĂ©er de lâattachement. Le Jeong sâinstalle sans bruit, comme dans la vraie vie, et câest sans doute ce que jâai le plus aimĂ© transmettre Ă mon fils en regardant ce film avec lui.
Et puis il y a le Heung. Cette Ă©nergie joyeuse, presque enfantine, qui surgit lĂ oĂč on ne lâattend pas. MalgrĂ© les difficultĂ©s, malgrĂ© la prĂ©caritĂ©, le film laisse toujours une place Ă la joie, Ă lâĂ©lan collectif, au plaisir de jouer ensemble. Le Heung ne nie pas la souffrance, il cohabite avec elle. Câest cette joie simple, parfois un peu maladroite, qui rend certaines scĂšnes profondĂ©ment lumineuses et qui fait vibrer autant les enfants que les adultes.
Park Seo-joon est particuliĂšrement juste dans ce rĂŽle. Sans excĂšs, sans hĂ©roĂŻsme artificiel, il incarne une transformation progressive, crĂ©dible, humaine. Son personnage passe du Han au Jeong, puis sâouvre peu Ă peu au Heung, sans jamais que cela semble forcĂ©. Câest prĂ©cisĂ©ment cette retenue qui rend son interprĂ©tation si touchante.

Dream est un film que je recommande sincĂšrement, surtout si vous aimez les K-dramas et le cinĂ©ma corĂ©en pour leur humanitĂ©. Câest un film que lâon peut regarder en famille, mais qui continue de rĂ©sonner longtemps aprĂšs, surtout chez les adultes. Il parle de dignitĂ©, de lien, de rĂ©silience et de joie retrouvĂ©e, sans jamais perdre sa douceur.
đż Et si vous alliez plus loinâŠ
Si Dream vous a touchĂ©, ce nâest sans doute pas seulement pour le football ou pour Park Seo-joon.
Câest parce que ce film parle, sans le nommer, de Han, de Jeong et de Heung : ces Ă©motions corĂ©ennes qui traversent la douleur, le lien et la joie avec une profondeur rare.
Si vous avez envie de mieux comprendre ces trois concepts, de les reconnaĂźtre dans les films, les relations et votre propre quotidien, je les explore plus en dĂ©tail dans un guide consacrĂ© au bien-ĂȘtre corĂ©en.
Un guide pour celles et ceux qui souhaitent ralentir, ressentir autrement, et dĂ©couvrir comment la culture corĂ©enne nous apprend Ă accueillir la souffrance, Ă nourrir le lien et Ă laisser la joie circuler, mĂȘme aprĂšs les Ă©preuves.
Parce que parfois, un film ouvre une porte.
Et certaines Ă©motions mĂ©ritent dâĂȘtre explorĂ©es plus loin.
Et quelque part, regarder ce film avec mon fils, passionnĂ© de foot, mâa rappelĂ© pourquoi jâaime autant la culture corĂ©enne : elle sait parler des blessures profondes tout en laissant toujours une place Ă lâespoir et Ă la chaleur humaine.
